Location meublée de tourisme en 2026 : l'abattement fiscal divisé par deux pour les logements non classés

Appartement meublé lumineux préparé pour la location courte durée

50 % d'abattement fiscal contre seulement 30 % désormais : la loi Le Meur a rebattu les cartes de la fiscalité des meublés de tourisme non classés en 2026, poussant de nombreux propriétaires à revoir leur stratégie de location courte durée.

Un abattement qui dépend désormais du classement du logement

Depuis la réforme portée par la loi Le Meur, le régime micro-BIC applicable aux meublés de tourisme distingue nettement les logements classés des logements non classés. Un meublé de tourisme classé ou une chambre d'hôtes continue de bénéficier d'un abattement de 50 % sur le chiffre d'affaires déclaré, avec un plafond de revenus fixé à 203 100 € par an. À l'inverse, un meublé non classé voit son abattement réduit à 30 %, et son plafond de chiffre d'affaires chuter à 15 000 € par an, contre 77 700 € auparavant.

Une exception subsiste pour les zones rurales à très faible densité de population, où l'abattement de 50 % reste applicable aux logements non classés, avec un plafond fixé à 50 000 €.

Le seuil de 23 000 € qui déclenche l'affiliation sociale

Au-delà de la fiscalité, un second seuil mérite une attention particulière : à partir de 23 000 € de revenus locatifs annuels tirés de la location courte durée, le propriétaire doit obligatoirement s'affilier à l'URSSAF. En dessous de ce seuil, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent sur les revenus ; au-delà, les cotisations sociales grimpent à environ 40 % du revenu net, un changement de régime qui modifie sensiblement la rentabilité de l'activité.

Le classement, un choix qui pèse aussi sur le long terme

Face à ce durcissement pour les logements non classés, obtenir le classement en meublé de tourisme redevient un levier fiscal important pour conserver un abattement de 50 % et un plafond de chiffre d'affaires nettement plus élevé. Trois points sont à vérifier avant de louer un bien en courte durée en 2026 :

  • Vérifier si une demande de classement en meublé de tourisme est pertinente au vu du volume de revenus visé
  • Anticiper le franchissement du seuil de 23 000 € qui déclenche l'affiliation à l'URSSAF
  • Contrôler le diagnostic de performance énergétique du logement, la location des passoires classées G étant déjà interdite et celle des logements F concernée d'ici 2028

Une simulation chiffrée selon son propre volume de location reste indispensable avant de choisir entre régime micro-BIC classé, non classé ou régime réel.