Revenu complémentaire et impôts en 2026 : ce que change vraiment le régime micro-BIC

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71 %, 50 % ou 34 % : le taux d'abattement fiscal appliqué à un revenu complémentaire en micro-entreprise varie fortement selon la nature de l'activité exercée. Un point souvent mal compris par les personnes qui démarrent une activité annexe en France.

Des plafonds de chiffre d'affaires à ne pas dépasser

Pour rester sous le régime de la micro-entreprise en 2026, le chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser 203 100 € pour une activité de vente de marchandises, et 83 600 € pour une activité de prestations de services ou d'hébergement. Ces plafonds s'appliquent à l'ensemble de l'activité, y compris lorsqu'elle est exercée en complément d'un emploi salarié.

Au-delà de ces seuils, l'activité bascule automatiquement vers un régime réel d'imposition, avec des obligations comptables plus lourdes.

Un abattement fiscal qui dépend de la nature de l'activité

Le régime micro-BIC applique un abattement forfaitaire sur le chiffre d'affaires déclaré avant calcul de l'impôt, censé représenter les charges de l'activité. Ce taux atteint 71 % pour les activités d'achat-revente de marchandises ou de fourniture de logement, 50 % pour les autres prestations de services relevant des BIC, et 34 % pour les activités non commerciales relevant des BNC (professions libérales notamment).

Un plancher minimal s'applique dans tous les cas : l'abattement ne peut jamais être inférieur à 305 €, même pour un chiffre d'affaires très faible.

Ce qu'il faut déclarer chaque année

Contrairement à une idée reçue, être en micro-entreprise ne dispense pas de déclaration : si aucune déclaration de bénéfice professionnel détaillée n'est requise, le chiffre d'affaires (BIC) ou les recettes (BNC) doivent être reportés chaque année sur la déclaration complémentaire de revenus, le formulaire 2042-C Pro. Cette obligation s'applique aussi bien en cas d'imposition classique qu'en cas d'option pour le versement libératoire de l'impôt sur le revenu.

Trois réflexes permettent d'éviter les erreurs de déclaration :

  • Identifier la bonne catégorie d'activité (vente, service BIC ou BNC) pour appliquer le bon taux d'abattement
  • Reporter le chiffre d'affaires brut sur le formulaire 2042-C Pro, sans déduire soi-même les charges
  • Surveiller le seuil de chiffre d'affaires en cours d'année pour anticiper un éventuel changement de régime

Bien comprise, la fiscalité de la micro-entreprise reste l'un des régimes les plus simples pour démarrer une activité complémentaire en France.