270 € à l'achat, entre 1 500 et 2 500 € en revente aujourd'hui : le marché des LEGO scellés attire de plus en plus de particuliers en quête d'un placement plaisir. Une étude portant sur plus de 2 300 sets sur près de trente ans en dessine les grandes lignes.
Un rendement moyen de 11 % par an, mais très inégal selon les sets
L'étude de référence « LEGO – The Toy of Smart Investors » (2018), qui a analysé 2 322 sets commercialisés entre 1987 et 2015, établit un rendement moyen de 11 % par an, ramené à environ 8 % une fois l'inflation prise en compte. Mais cette moyenne cache une réalité très contrastée : sur une seule année, la valeur d'un set peut aussi bien reculer de 50 % que grimper de plus de 600 %, selon la gamme, le thème et la rareté.
Des exemples concrets qui donnent le vertige
Le Star Destroyer UCS (référence 10030), sorti en 2002 à environ 270 €, se négocie aujourd'hui entre 1 500 et 2 500 €, soit une progression de 456 à 826 %. Le Faucon Millennium UCS (10179), lancé en 2007 autour de 400 €, se revend désormais plusieurs milliers d'euros et reste l'un des sets les plus recherchés jamais produits. À l'inverse, le Taj Mahal (10256) illustre les limites de l'exercice : sa valeur de revente a grimpé jusqu'à environ 3 000 $ avant de retomber à 450 $ après une réédition, preuve que ce marché n'est jamais garanti.
Ce qui fait vraiment la différence sur la valeur de revente
Trois facteurs pèsent particulièrement sur la cote d'un set :
- Garder la boîte scellée d'origine, qui représente à elle seule 30 à 40 % de la valeur totale et multiplie le prix de revente par 3 à 5 par rapport à un set ouvert
- Privilégier les petits sets (moins de 330 pièces) ou les très grands sets (plus de 1 200 pièces), statistiquement plus rentables que les formats intermédiaires
- Cibler les gammes Icons, Ideas et Architecture, ainsi que les licences à forte communauté, qui concentrent les plus fortes revalorisations
Un principe de prudence revient toutefois systématiquement chez ceux qui pratiquent ce marché depuis longtemps : ne pas y consacrer plus de 5 % de son épargne, et compter sur une détention de plusieurs années plutôt que sur une revente rapide pour espérer ces niveaux de rendement.